Depuis toujours, les communautés humaines se racontent des histoires pour donner un sens au monde, qu’elles prennent la forme de mythes fondateurs, de légendes sur des créatures fantastiques ou de reconstitutions historiques. Et si les travaux scientifiques n’étaient qu’une forme de narration particulièrement exigeante ?
CAZ
Dire que l’Égypte ancienne fascine est un euphémisme. Son ancienneté, sa durée, sa richesse grâce à la fertilité de son sol et l’abondance de son or, ses monuments gigantesques, ses souverains charismatiques, ses dieux si particuliers, son écriture à la fois familière et mystérieuse, sa « science », tout participe à faire de cette culture un objet vénéré… et de fantasmes, et ce dès l’Antiquité même.
Clin d’oeil au DE RERUM NATURA de Lucrèce qui traitait admirablement « de la nature des choses », on se réduira ici à traiter de quelques-unes « des choses de la nature ». Mais que viennent donc faire les Lilliputiens et géants dans cette galère ?
Charles Darwin a joué un rôle majeur dans le développement de la science moderne. Il a été un penseur hardi qui est devenu une figure mythique de notre culture occidentale et son nom est indissociable de la théorie de l’évolution par le mécanisme de la sélection naturelle.